
Magasiner son assurance en ligne, c’est souvent frustrant. Vous passez deux heures à remplir des formulaires, vous recevez trois soumissions qui se ressemblent, et vous finissez par renouveler avec votre assureur actuel. Je vois ça constamment. Pourtant, selon une étude 2024 du Portail de l’assurance, 55,9 % du marché québécois de l’assurance de dommages passe par le réseau de courtage — soit 10,8 milliards de dollars de primes. Les Québécois qui utilisent un courtier ont compris quelque chose que les autres ignorent.
- Accès à des assureurs et tarifs invisibles pour le grand public
- Un allié qui défend votre dossier lors d’une réclamation
- Capacité à placer des profils refusés par les assureurs directs
- Aucun frais pour vous — le courtier est payé par l’assureur
Ce que vous allez découvrir
Un accès à des offres que vous ne verrez jamais en ligne
Quand vous magasinez sur les comparateurs web, vous voyez peut-être cinq ou six assureurs. Le courtier, lui, travaille avec une vingtaine, parfois plus. Certains de ces assureurs ne vendent tout simplement pas au public. Ils passent exclusivement par le réseau de courtage.
55,9%
Part du marché québécois de l’assurance passant par le courtage
Dans ma pratique, je constate que beaucoup de clients renouvellent leur assurance par inertie, sans réaliser qu’un courtier pourrait leur trouver une couverture équivalente ou meilleure à moindre coût. Ce constat est limité à ma pratique dans le Grand Montréal, mais c’est un schéma récurrent. L’erreur la plus fréquente que je rencontre ? Ne pas magasiner parce que « ça va prendre trop de temps ». Sauf qu’avec un courtier, c’est lui qui fait le travail.

Selon le cadre réglementaire de la ChAD, environ 18 000 professionnels certifiés exercent dans le secteur au Québec. Ces courtiers ont accès aux systèmes de soumission de multiples assureurs simultanément. Ça tourne autour de 3 à 5 soumissions comparées en moins de 48 heures. Pas mal plus efficace que de remplir le même formulaire six fois.
Soyons clairs : le courtier ne garantit pas toujours le prix le plus bas du marché. Ce serait mentir de le prétendre. Mais il élargit considérablement vos options, et c’est là que la vraie économie se cache.
Votre allié quand ça tourne mal : la réclamation
C’est là que la valeur du courtier devient vraiment évidente. Pas au moment de signer, mais quand vous avez de l’eau dans le sous-sol à 2h du matin. J’ai accompagné Sylvie l’année dernière. Son cas m’a marqué parce qu’elle avait tout fait « comme il faut » — du moins elle le croyait.
Sylvie, refusée puis placée : comment ça s’est passé
J’ai reçu l’appel de Sylvie, 52 ans, propriétaire à Laval, en plein stress. Son assureur direct venait de refuser de la renouveler après un dégât d’eau. Elle avait passé deux semaines à remplir des formulaires en ligne. Partout, c’était non. Elle se sentait « fichée ».
La réalité ? Son profil n’était pas si compliqué. Mais les assureurs directs ont des critères stricts. J’ai contacté trois assureurs spécialisés via mon réseau. En cinq jours, Sylvie avait une nouvelle police. La prime était légèrement plus élevée, c’est vrai — environ 15 % de plus que son ancienne. Mais au moins, elle était couverte.
Selon le guide de la ChAD sur les réclamations, le courtier peut intervenir pour « aider à dénouer l’impasse » lors d’un désaccord avec l’assureur. Concrètement, ça veut dire qu’il fait les suivis, qu’il connaît les bonnes personnes à appeler, et qu’il peut accélérer le processus. Vous n’êtes pas seul face à une machine administrative.
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Appel découverte : analyse de vos besoins et de votre profil -
Soumissions de 3 à 5 assureurs comparées -
Présentation des options et recommandation personnalisée -
Signature et émission de la police
Je recommande systématiquement de consulter un courtier expérimenté, comme ceux du cabinet jgfortin.com, lors d’un changement de vie majeur ou après un sinistre. L’expertise terrain fait toute la différence quand les choses se compliquent.
Les situations où le courtier fait vraiment la différence
Franchement, le courtier n’est pas indispensable pour tout le monde. Si vous avez un profil simple — locataire, pas de sinistre récent, véhicule standard — vous pouvez très bien vous débrouiller en ligne. Je préfère être honnête là-dessus.

Par contre, certaines situations changent complètement la donne. Je pense à ce dossier traité l’automne dernier avec Marc, un jeune propriétaire de Longueuil. Première maison, achetée en juillet. Son problème ? Le chauffage au mazout n’avait pas été déclaré correctement dans les formulaires en ligne. Première soumission : refusée. Stress avant la prise de possession. J’ai réussi à le placer, mais avec une prime légèrement plus haute et l’obligation de convertir au gaz dans les deux ans. Ça m’a rappelé que les formulaires en ligne ne posent pas toujours les bonnes questions.
Courtier ou pas ? Votre situation en 3 questions
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Vous achetez votre première propriété ?
Le courtier vous évite les mauvaises surprises et négocie les meilleures conditions dès le départ.
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Vous avez eu un sinistre ou un refus récent ?
Son réseau d’assureurs spécialisés peut placer des profils que les assureurs directs refusent.
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Votre situation est complexe (copropriété, véhicule modifié, antécédents) ?
L’expertise terrain du courtier devient un atout majeur pour trouver une couverture adaptée.
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Profil simple, locataire, aucun sinistre ?
Les comparateurs en ligne peuvent suffire, mais un appel au courtier reste gratuit et sans engagement.
L’assurance, c’est aussi une question de gestion optimale de votre patrimoine immobilier. Quand vous regroupez habitation, auto et parfois responsabilité civile, les économies s’additionnent. Le courtier voit l’ensemble du portrait, pas juste un contrat isolé.
Vos questions sur le courtage en assurance au Québec
Est-ce que ça me coûte quelque chose de passer par un courtier ?
Dans la grande majorité des cas, non. Selon les règles de l’AMF sur la rémunération, le courtier reçoit sa commission directement de l’assureur — commissions initiales, de maintien ou de renouvellement. Vous ne payez pas de frais supplémentaires. Certains cabinets peuvent facturer des honoraires pour des dossiers très complexes, mais c’est rare et toujours annoncé à l’avance.
Comment savoir si mon courtier est vraiment certifié ?
Tous les courtiers en assurance de dommages au Québec doivent détenir un permis de l’Autorité des marchés financiers et être membres de la Chambre de l’assurance de dommages. Vous pouvez vérifier directement sur le registre public de l’AMF. Environ 18 000 professionnels certifiés exercent actuellement dans le secteur.
Le courtier peut-il vraiment m’aider si j’ai un litige avec mon assureur ?
Oui. Le courtier peut intervenir pour faciliter les échanges et tenter de dénouer les impasses. Il connaît les processus internes des assureurs et peut accélérer les dossiers. En cas de manquement déontologique, vous pouvez aussi porter plainte au Bureau du syndic de la ChAD.
Quelle est la différence entre un courtier et un agent captif ?
L’agent captif travaille pour un seul assureur. Il ne peut vous offrir que les produits de cette compagnie. Le courtier, lui, représente plusieurs assureurs et peut comparer leurs offres pour trouver celle qui vous convient le mieux. C’est cette indépendance qui fait sa valeur.
Les enjeux fiscaux pour votre stabilité économique touchent aussi vos décisions d’assurance. Protéger votre patrimoine, c’est aussi anticiper les imprévus.
La prochaine étape pour vous
Votre plan d’action cette semaine
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Notez la date de renouvellement de vos polices habitation et auto
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Appelez un courtier certifié au moins 30 jours avant l’échéance
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Demandez une comparaison écrite d’au moins trois assureurs
Si vous ne devez retenir qu’une chose : le courtier ne coûte rien, mais peut vous faire économiser bien plus que de l’argent. Le temps, le stress, la tranquillité d’esprit quand ça tourne mal — ça n’a pas de prix.
Précisions importantes sur le courtage au Québec
Les économies réalisables varient selon votre profil, votre dossier de conduite et votre historique de réclamations. Un courtier ne peut garantir le meilleur prix absolu du marché, mais il élargit significativement vos options. La réglementation et les pratiques peuvent évoluer — consultez un courtier en assurance de dommages certifié par la Chambre de l’assurance de dommages (CHAD) pour des conseils adaptés à votre situation.